Va-t-elle vraiment y parvenir? 2/2

Dans l’allocution prononcée lors du vernissage du MAFA, madame Jacqueline Lydia Mikolo a exhorté les artisanes à se formaliser et se structurer en groupements d’intérêt économique ou sociétés coopératives. Vœu utopique ou  vison factuelle et pragmatique ?

Dans notre précédent article, il a été question de certains faits qui penchent plutôt du côté de la deuxième assertion. Notamment une volonté politique manifeste à travers l’existence même de l’Agence Nationale de l’Artisanat. Si volonté politique il y’a, qu’en est-il de sa matérialisation et surtout l’appropriation que peuvent en faire les artisanes?

Visite des stands par JLM

Pour un confrère qui a couvert l’activité, l’organisation du MAFA est une preuve irréfutable de la matérialisation de cette volonté politique: « Initié dans le but de soutenir et promouvoir les activités artisanales et de faciliter la participation des artisanes et artisans pour une meilleure visibilité de ces nombreuses  femmes qui excellent dans ce domaine » commente-t-il, précisant que « le marché de l’artisanat féminin marque le début d’un partenariat de proximité entre le gouvernement et les artisanes, une excellente opportunité pour elles de mettre en exergue leurs talents et leur dextérité souvent méconnus par le grand public. »

La Directrice Générale de l’ANA, madame Mireille OPA va dans le même sens en soulignant que cette agence, a tout le potentiel pour servir de catalyseur de ces GIE et Sociétés Coopératives. Dans sa communication elle a énuméré les principales missions de cette agence gouvernementale: «  Soutenir et promouvoir les activités artisanales, définir le cadre juridique de soutien et de promotion de l’artisanat, contribuer à l’amélioration de la formation des artisans, aider à la création de nouveaux courant de recherche et de mise au point de nouveaux produits, organiser et faciliter la participation des artisanes et artisans dans les foires, salons et d’autres événements présentés comme des vitrines pour le Congo à travers le monde. ».

Photo de famille

Que dire alors de l’appropriation que peuvent en faire les artisanes? S’il est vrai que d’après certaines expériences, les tentatives de mutualiser sont souvent vouées à l’échec, plusieurs autres faits attestent qu’en matière de mutualisation, les femmes réussissent mieux que les hommes:« Tontines, mutuelles et pleins d’autres regroupements féminins foisonnent ruelles, quartiers et communautés religieuses. » confie un observateur.

Que dire alors? Ces femmes y parviendront-elles? La Ministre parviendra-t-elle à convaincre par semaine son discours les artisanes congolaises pour qu’elles se regroupent ? Et l’ANA alors, parviendra-t-elle à accomplir sa mission en accompagnant les artisanes selon les règles de l’art? Et l’artisane congolaise, parviendra-t-elle à se regrouper avec ses pairs pour pouvoir tirer profit de tous les avantages d’une telle action ? « Let’s wait and see. » disent les anglais.

 

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