Concours d’éloquence EPG 2019: Lancement de la Phase Finale

C’était le mercredi 20 mars 2019 à l’Institut Français de Brazzaville, à l’occasion de la journée internationale de la Francophonie, en présence des Ambassadeurs de France et du Rwanda à Brazzaville.

Deux temps forts ont marqué cet événement: les allocutions et l’audition des candidats.

LES ALLOCUTIONS

Communication de Ken Phinéas TCHITEYA

Il y’en a eu 4 au total: Le premier intervenant, Ken Phinéas Tchiteya, promoteur du projet et secrétaire Permanent de la Fondation Calissa Ikama est revenu sur l’intérêt de cette activité: « Nous voulons communiquer des valeurs de vivre ensemble, lutter contre les antivaleurs qui sont à l’origine de la pire tragédie de l’histoire contémporaine: le génocide. »


Communication de Prosper Mihindou Ngoma

Proseper Mihindou Ngoma, Responsable du Centre d’Information des Nations Unies, représentant le Coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Congo a mis en évidence l’importance accordée par les Nations Unies à la prévention de tout génocide: « Les Nations Unies ont adopté deux programmes de communication pour, non seulement perpetuer la mémoire des victimes, mais aussi de sensibiliser la jeunesse en vue de prévenir tout génocide. Il s’agit du programme de la journée internationale en mémoire des victimes de l’holocauste, célébrée le 27 janvier de chaque année et le programme de la journée internationale de réflexion sur le génocide perpétré contre les tutsis au Rwanda, célébrée le 7 avril de chaque année »

Communication de Jean Baptiste Habyalimana

Le troisième intervenant, Jean Baptiste Habyalimana, Ambassadeur du Rwanda à Brazzaville a dans son allocution mis l’accent sur les 8 étapes qui conduisent au génocide: « Ces étapes peuvent soit se suivre l’un après l’autre soit se passer en même temps. A chaque étape, on peut prévenir, on peut arrêter le processus, mais quant on arrête pas cela continue. La première étape, que l’on appelle encore « Classification » c’est la division des personnes entre « Nous » et « Eux »… »

Communication de Bertrand Cochery

Dans sa communication le quatrième intervenant, Bertrand Cochery, Ambassadeur de France au Congo, a d’abord mis sur le piédestal la lourde responsabilité qu’ont les Etats: « Toute la responsabilité des gouvernants, toute la responsabilité des chefs d’Etat c’est d’arriver à reformer l’unité d’un peuple, l’unité d’une nation…. Par la suite il a souligné l’important rôle joué par l’Organisation Internationale de la Francophonie dans des actions qui ciblent la jeunesse, en vue de lutter contre les antivaleurs, à l’instar de la stigmatisation, qui a été mis en évidence : Il y’a un regard qu’il faut porter avec courage et lucidité sur ce que nous pensons de ce qu’est l’humanité et des dangers qui peuvent atteindre cette conception. C’est un travail d’éducation et c’est là que l’organisation internationale de la Francophonie joue tout son rôle »

L’AUDITION DES CANDIDATS

Revoyez quelques extraits des discours dans l’émission ça se passe à l’école du 24 mars 2019.

Le deuxième temps fort a été celui de l’auditions des candidats: 22 au total, représentant 14 lycées de Brazzaville et un lycée de Nkayi. Des duels qui à ce stade de la compétition ont opposé les garçons aux filles.

Organisé par l’équipe de production de l’émission « ça se passe à l’école », le concours d’éloquence EPG 2019 a pour objectif d’amener les jeunes lycéens du Congo à s’approprier davantage du sujet (prévention de tout génocide), à l’analyser en profondeur et à en tirer des enseignements pratiques dans le cadre de la lutte contre le racisme, la xénophobie, l’ethnisme et la stigmatisation.

Cet article est sponsorisé par l’Africaine des Assurances Congo Brazzaville

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